Actualités

L’actualité des associations membres de l’ODSE.

N° 127 de Plein droit, la revue du Gisti : Covid partout, justice nulle part

Au début de l’année 2020, la pandémie de Covid-19 a touché l’ensemble des continents et mis un coup d’arrêt brutal à l’économie mondiale et aux circulations globalisées. Les gouvernements ont décidé dans l’urgence la fermeture de leurs frontières dans un mouvement inédit de repli national. Pourtant, l’expérience des grandes épidémies du XIXe siècle montre que les virus se moquent des frontières : ils se propagent même à l’intérieur de territoires emmurés, comme l’ont prouvé les forts taux de contamination, de prévalence et de décès dans les espaces surpeuplés où habitent les plus pauvres, parmi lesquels les étrangers abandonnés à leur sort. Aux contrôles des déplacements, qui ont contraint les sans-papiers à se terrer, se sont ajoutées des mesures de contrôle des mouvements migratoires… parfois levées dans l’urgence afin de tenir compte du rôle primordial que ces populations jouent dans l’économie.

Alors que la pandémie se poursuit, l’avalanche de mesures restrictives des libertés adoptées dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire inquiète. On peut aussi se demander ce qu’il adviendra de ces « premiers de corvée » auxquels la pandémie, malgré les appels répétés, n’a ouvert aucune perspective de régularisation.

Situation des personnes exilées : une trentaine d’associations et de collectifs citoyens saisissent la Défenseure des droits

Les associations et collectifs citoyens observent que la situation de sans-abrisme des personnes exilées ne cesse de se dégrader, avec des campements qui se succèdent dans des conditions sanitaires et humanitaires toujours plus inquiétantes. Ces campements se multiplient dans toute l’Ile-de-France, et regroupent principalement des personnes primo-arrivantes, relevant de l’asile ou encore bénéficiaires d’une protection internationale. Le 30 novembre, 33 associations et collectifs ont adressé à Madame la Défenseure des Droits Claire Hédon une saisine à ce sujet.

Le remboursement « Navigo » c’est maintenant !

Depuis septembre 2020, Ile-de-France Mobilités a mis en place un mécanisme de remboursement (75% ou 25%) du forfait Navigo pour les personnes titulaires de l’Aide Médicale d’Etat (AME) entre novembre 2018 et juin 2020. Malheureusement, les personnes concernées ne pourront pas obtenir le remboursement après la date butoir du 31/03/2021 (date fixée arbitrairement par Ile-de-France Mobilités).

ACT UP-PARIS au MACVAL

A cause du reconfinement, nous lançons aujourd’hui la programmation avec le MAC VAL en version numérique. Nous avons essayé de maintenir ce projet pour continuer à :

  • visibiliser nos actions,
  • informer et sensibiliser les publics sur les enjeux actuels de la lutte contre le VIH-sida et les discriminations LGBTQIphobes, sérophobes, dans un contexte de crise sanitaire,
  • financer des projets de prévention, d’information et d’accompagnement des personnes vivantEs avec le VIH,
  • affirmer notre soutien à la Culture en cette période difficile.

Nous rappelons également que cette année la marche du 1er décembre n’aura pas lieu pour la première fois en 30 ans, pour ne pas mettre nos communautés en danger face à la Covid-19. Il nous semblait évident d’occuper l’espace différemment en proposant des alternatives car SILENCE = MORT.

Edition 2020 du rapport de AIDES "VIH/hépatites : la face cachée des discriminations"

Au terme d’une année marquée par l’irruption d’une pandémie sans commune ampleur, l’édition 2020 du rapport annuel de AIDES sur les discriminations est consacré à la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 et à son impact sur les populations clés du VIH/sida. La médiatisation à outrance de la situation n’a pas rendu plus visibles les personnes les plus vulnérables, qui sont aussi les premières touchées. Ce rapport s’appuie sur les témoignages des militants-es de AIDES et des personnes qu’ils-elles accompagnement, ainsi que sur des interviews de partenaires associatifs et institutionnels. Leurs constats sont sans appel : la crise sanitaire révèle et exacerbe les inégalités existantes et frappe de plein fouet les personnes les plus vulnérables au VIH et aux hépatites.
Document accessible en version livret numérique

La Cimade alerte sur les risques de précarisation accrue des personnes étrangères

Alors que le reconfinement aggrave la précarité d’une partie toujours plus grande de la population, française comme étrangère, La Cimade a interpellé mardi 10 novembre les ministères de l’Intérieur et de la Santé, ainsi que la Défenseure des Droits, pour que soient prises des mesures de protection des droits des personnes sans-papiers, et des mesures de sécurisation de leurs déplacements vers des associations d’aide juridique.

N° 126 de Plein droit, la revue du Gisti : Illégaliser, régulariser

Jusque dans les années 2000, de grandes opérations de régularisation ont été menées dans les pays européens pour légaliser la présence, sur leur territoire, d’une population étrangère certes maintenue dans l’ombre mais néanmoins indispensable. Présentées comme une contrepartie à une législation sur l’entrée et le séjour de plus en plus restrictive, elles ont cédé le pas au « cas par cas », à l’« admission exceptionnelle ». Mais le passage à l’examen individuel « à bas bruit » ne s’est pas accompagné d’une clarification des critères pensés hors du cadre de la loi.

Au flou juridique, médiatique et même statistique qui entourent ces régularisations, s’oppose la sélection drastique que les syndicats et associations de soutien aux sans-papiers opèrent dans les dossiers présentés aux préfectures, intériorisant leurs normes, parfois illégales. Entre « raison humanitaire » et « utilitarisme migratoire », les régularisations apparaissent plus que jamais comme la récompense d’un parcours forcément méritoire de personnes étrangères bien endurantes.

Médecins du Monde présente son 20e rapport de l’accès aux droits et aux soins

Depuis 20 ans, Médecins du Monde constate à travers ses différents programmes en France (59 en 2019) que l’accès aux droits et aux soins n’est pas effectif, voire se dégrade. Les personnes les plus précaires font face à de nombreux obstacles qui ne leur permettent pas de se soigner correctement : méconnaissance de leurs droits, complexité des démarches, logement précaire, stigmatisation... Ces inégalités constatées depuis de nombreuses années se sont encore plus largement révélées et accentuées en cette période de crise pandémique.

Formation : Droit au séjour pour raison médicale

Le Comede organise une formation pluridisciplinaire sur le droit au séjour pour raison médicale. Cette formation se déroule du 18 au 20 novembre 2020 dans les locaux du Comede à l’hôpital de Bicêtre. Elle s’adresse aux professionnel.le.s et bénévoles participant à la prise en charge médicale, psychologique, sociale ou juridique de personnes étrangères malades..

Santé des étranger.e.s : la dégradation En marche ! Épisode 2 : on rentre dans le dur.

De loi sur l’immigration en loi sur l’immigration, les conditions d’accès à la santé des personnes étrangères, dont celles qui sont malades, n’ont cessé de se dégrader. Le phénomène est net ces dernières années, et il s’est même emballé ces récents mois. Sur cette période, les projets gouvernementaux, les protestations des ONG, la radicalisation du discours politique et les conséquences concrètes pour les personnes concernées se sont succédé. Autant de sujet sur lesquels Gingembre revient dans un feuilleton en deux parties. Après "Le temps des menaces" (n°41) : "On rentre dans le dur".