Les conséquences sanitaires et sociales des refus

Les associations de défense des droits des étrangers et des malades doivent faire face ce nouvel afflux des refus. Si ces associations sont à même d’apporter une aide juridique de façon individuelle,  elles restent néanmoins démunies face  à l’ampleur des conséquences sociales et sanitaires que peuvent avoir de tels refus.

Conséquence immédiate d'un refus : la précarité

Si des recours sont possibles, dès que la personne étrangère se voit opposer un refus, elle perd son emploi et ses allocations et n’a, dès lors, plus de ressources. Outre les problèmes liés à son statut administratif, s’ajoutent les difficultés de logement, d’accès aux soins et de survie au quotidien. Des personnes intégrées, vivant depuis de nombreuses années sur le territoire français, se retrouvent ainsi du jour au lendemain obligées de vivre dans l’insécurité sociale et des conditions de vie incompatibles avec leur état de santé.

Le maintien en France, pour survivre... mais à quel prix ?

Si le refus est confirmé après un ou plusieurs recours, l’étranger malade vit alors sous la menace perpétuelle d’une expulsion vers son pays d’origine, où l’absence de traitements est synonyme de conséquences fatales. Conscient des risques que représente un retour au pays, l’étranger n’a d’autre choix que de rester en France, même dans la clandestinité, pour pouvoir se soigner.

Cette clandestinité a pour corollaire la peur, l’exclusion et la précarité. Ce sont autant d’obstacles à une démarche de soin qui s'ajoutent à une remise en cause de l'Aide Médicale d'État par le gouvernement en 2002 et en 2003.